Sous le slogan « Le Malouf, premier pont de Constantine et sa voix éternelle », la cérémonie d’ouverture a été présidée par M. Mohamed Sidi Moussa, représentant du ministre de la Culture et des Arts, Zouhir Ballalou, qui a lu le message officiel du ministre. Ce festival s’inscrit dans les efforts de l’État pour préserver et promouvoir le patrimoine culturel immatériel, notamment à travers la classification, la conservation et la documentation.
Le malouf, un art chargé de sagesse et de beauté
Dans son message, le ministre a salué l’importance du Malouf, une forme musicale profondément enracinée à Constantine, qui est devenue le cœur battant d’une culture musicale unique. Il a insisté sur la nécessité de préserver et de promouvoir cet art, qui transmet un patrimoine chargé de sagesse et de beauté, reflétant la profondeur de l’expérience humaine dans la société algérienne.

Le ministre a également souligné l’impact international du Malouf, grâce à des maîtres de renom qui ont permis à cet art de rayonner au-delà des frontières. Il a rappelé l’importance des festivals comme celui-ci pour mettre en avant la richesse des traditions locales et l’engagement des artistes dans la préservation de cet héritage culturel.
Reconnaissance internationale : l’Algérie inscrite à l’Unesco
Un autre moment clé de la soirée a été la mention de l’inscription de l’Algérie sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité (UNESCO), pour son « Costume féminin de cérémonie dans le Grand Est algérien ». Cette distinction renforce la présence de la culture algérienne sur la scène mondiale et témoigne de la diversité et de la profondeur de son patrimoine.
Le programme de la soirée d’ouverture a été inauguré par la chanteuse palestinienne Sana Moussa, qui a interprété « Ya khalika Assabah », tout en évoquant l’étroite relation liant la Palestine à l’Algérie. La soirée a ensuite continué avec des performances du célèbre chanteur de Malouf Salim Fergani, de la chanteuse japonaise Nahomi Koyasu, et de la Tunisienne Meharziya El Tawil, offrant au public un voyage musical riche et émouvant.
Le thème de la soirée inaugurale, « Law Ma Hawakom », a captivé l’audience, en présence notamment de l’ambassadeur du Japon en Algérie, Suzuki Kotaro.
Des artistes honorés pour leur contribution à la préservation du malouf
Plusieurs artistes ayant contribué à la promotion du Malouf ont été honorés durant cette cérémonie, dont Thouraya et Taher Gharssa, en reconnaissance de leur travail en faveur de la préservation de ce patrimoine musical unique.
Le 12e Festival international culturel du Malouf se poursuivra jusqu’au 18 décembre, avec la participation d’artistes algériens et étrangers issus de dix pays, dont la Palestine, invitée d’honneur cette année.
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